Infrastructure as Code (IaC) : automatiser vos déploiements avec Terraform et Pulumi
Obtenez un résumé intelligent et des insights personnalisés
L’infrastructure as Code Terraform décrit votre infrastructure cloud dans des fichiers texte versionnés, plutôt que de la configurer à la main. Tel est le cas pour les serveurs, les réseaux et les bases de données. En plus de Terraform, Pulumi est aussi l’un des outils les plus utilisés pour ce faire en 2026. Terraform s’appuie sur un langage déclaratif dédié, HCL. D’un autre côté, Pulumi permet d’écrire l’infrastructure dans un langage de programmation classique : Python, TypeScript, Go ou C#.
Provisionner un serveur à la main prend cinq minutes. Cependant, le faire sur 200 ressources cloud à la main prend des jours et multiplie les erreurs. Donc, l’adoption de l’IaC a dépassé 90 % des organisations d’ingénierie en 2025, d’après un rapport HashiCorp sur les stratégies cloud. Encore faut-il comprendre ce qu’est l’IaC ? Et, comment fonctionnent Terraform et Pulumi ? Ou encore, comment sécuriser vos déploiements ? AquilApp vous dit tout.
Qu’est-ce que l’Infrastructure as Code ?
L’Infrastructure as Code est une pratique qui traite la configuration de votre infrastructure comme du code source avant d’être appliquée. Vous avez le choix entre : versionnée, testée et relue.
Cette approche apporte quatre bénéfices concrets :
- Reproductibilité : vous recréez un environnement identique en quelques minutes, sans divergence entre dev, staging et production.
- Historique Git : chaque changement d’infrastructure est tracé, daté et attribué à un auteur.
- Revue de code : une pull request sur l’infrastructure passe par la même revue qu’une pull request applicative.
- Réduction des erreurs manuelles : le clic malheureux dans une console cloud disparaît.
Comment fonctionne l’infrastructure as Code Terraform et quelles sont les bonnes pratiques ?

Terraform est un outil open source créé par HashiCorp. Ici, vous décrivez vos ressources en HCL. Puis il calcule un plan d’exécution avant de l’appliquer. Son écosystème de providers couvre la quasi-totalité des services AWS, Azure et GCP, ainsi que des centaines d’outils tiers.
En 2023, HashiCorp a changé la licence de Terraform. La communauté a répondu en créant OpenTofu, un fork open source hébergé par la Linux Foundation. Terraform garde environ 76 % de part de marché sur l’Infrastructure as Code selon une enquête CNCF 2024. Néanmoins, OpenTofu reste compatible avec l’écosystème existant.
Voici trois bonnes pratiques pour structurer un projet Terraform sérieux :
- Des modules réutilisables pour éviter de dupliquer le code entre environnements.
- Des workspaces pour isoler dev, staging et production dans un même dépôt.
- Un state distant (S3, Terraform Cloud) plutôt qu’un fichier local, pour permettre le travail en équipe.
Pulumi : l’IaC en langage de programmation

L’Iac Pulumi applique le même principe déclaratif que Terraform. Cependant, cela se fait dans un langage de programmation que votre équipe maîtrise déjà. Donc, vous n’avez pas de nouveau langage à apprendre. Vous écrivez votre infrastructure en Python ou en TypeScript, avec des boucles, des conditions et des fonctions.
Ce choix devient pertinent dans trois cas :
- Votre équipe a une forte culture logicielle et préfère un langage général à un DSL.
- Votre infrastructure nécessite une logique conditionnelle complexe, difficile à exprimer en HCL.
- Vous voulez tester votre infrastructure avec les mêmes frameworks que votre code applicatif (Jest, pytest).
À savoir : Pulumi utilise Apache 2.0 comme licence, un point qui a pesé dans le choix de plusieurs équipes après le changement de licence de Terraform.
Comparatif Infrastructure as Code Terraform vs Pulumi vs CloudFormation
Voici un tableau comparatif pour tout comprendre simplement :
| Critère | Terraform | Pulumi | CloudFormation |
|---|---|---|---|
| Langage | HCL (déclaratif) | Python, TypeScript, Go, C# | JSON / YAML |
| Licence | BUSL (fork open source : OpenTofu) | Apache 2.0 | Propriétaire AWS |
| Multi-cloud | Oui, natif | Oui, natif | Non, AWS uniquement |
| Gestion du state | Fichier de state, backend au choix | Fichier de state, Pulumi Cloud par défaut | Géré entièrement par AWS |
| Secrets | Chiffrement via outil externe | Chiffrement des secrets intégré au state par défaut | Géré via AWS Secrets Manager |
| Courbe d’apprentissage | Moyenne, langage dédié | Faible si l’équipe connaît déjà le langage | Faible pour les équipes 100 % AWS |
Sources : CNCF Annual Survey 2024 ; documentation HashiCorp et Pulumi, 2026.
Qu’en est-il du state management et de la collaboration d’équipe pour une bonne Iac ?
Le fichier de state est la mémoire de votre infrastructure. Il associe chaque ressource déclarée dans votre code à la ressource réelle qui existe dans le cloud. Sans state fiable, l’Infrastructure as Code Terraform et Pulumi ne savent plus ce qu’ils gèrent.
Alors, deux règles s’imposent dès que plusieurs personnes travaillent sur la même infrastructure :
- Stockez le state à distance, jamais sur un poste local : un backend S3, Azure Blob ou Terraform Cloud partage l’état entre tous les membres de l’équipe.
- Activez le verrouillage (locking) : il empêche deux personnes d’appliquer un changement en même temps et d’écraser le travail l’une de l’autre.
Ce fonctionnement rejoint les enjeux de coût total de possession d’une application. À savoir : une infrastructure mal maîtrisée génère des coûts cachés, souvent invisibles avant le premier incident.
Comment gérer la sécurité de votre app avec une Iac : policy as code ou drift detection

Deux mécanismes protègent une infrastructure pilotée par le code. Notamment :
La détection de drift identifie les écarts entre votre code et l’état réel du cloud. Un changement fait manuellement dans une console, en dehors du code, crée un drift. HCP Terraform et les outils tiers comme Spacelift, intègrent la détection de drift. Ils vous assurent également une visibilité en temps réel sur les changements d’infrastructure.
Le policy as code exprime vos règles de sécurité et de conformité sous forme de code. Le tout est exécuté automatiquement avant chaque déploiement. Les fonctionnalités natives de Terraform (validation de variables, conditions pre/post) couvrent environ 30 % des cas de contrôle avant même d’ajouter un outil externe. Pour aller plus loin, deux frameworks dominent :
- Sentinel, réservé à l’écosystème HashiCorp,
- Et Open Policy Agent (OPA), un moteur générique utilisable sur Terraform, Kubernetes et vos pipelines CI/CD.
Dans tous les cas, cette automatisation s’articule naturellement avec votre pipeline CI/CD. Le plan d’infrastructure est vérifié avant chaque merge, au même titre que vos tests applicatifs.
Enfin, si votre infrastructure s’étend sur plusieurs fournisseurs cloud, ces bonnes pratiques deviennent indispensables pour éviter le vendor lock-in et garder la maîtrise de vos coûts.
FAQ sur l'Infrastructure as Code (IaC) et Terraform
Il est généralement provoqué par des interventions manuelles d’urgence dans la console Cloud ou par des scripts tiers. Pour le traiter, il convient d’exécuter régulièrement des commandes de détection (`terraform plan`) associées à un pipeline CI/CD automatisé afin d’identifier les écarts et de réappliquer strictement le code source.
* **Terraform (HashiCorp) :** Référence incontournable du marché basée sur le langage déclaratif **HCL** (*HashiCorp Configuration Language*). À privilégier pour son écosystème gigantesque, sa maturité, la richesse de ses *providers* multi-cloud et la facilité de relecture par des profils DevOps/SRE.
* **Pulumi :** Permet de décrire l’infrastructure dans de vrais langages de programmation imperratifs (TypeScript, Python, Go, C#). Idéal si vos équipes de développement souhaitent gérer leur propre infrastructure (*Dev-driven IaC*) en réutilisant leurs outils de test, boucles et abstractions applicatives habituels.
* **Travail collaboratif :** Un état local empêche plusieurs ingénieurs de travailler simultanément sur la même infrastructure sans risquer des conflits majeurs.
* **Sécurité et Verrouillage :** Le state distant supporte le verrouillage d’état (*State Locking*) pour éviter les exécutions concurrentes destructrices, et permet le chiffrement du fichier d’état qui contient fréquemment des secrets sensibles.
Conclusion
L’Infrastructure as Code transforme le provisionnement manuel en un processus versionné, testé et reproductible. En effet, Terraform reste le choix le plus répandu et le plus documenté. D’un autre côté, Pulumi convainc les équipes qui préfèrent un langage de programmation classique à un DSL. Dans les deux cas, un state distant, un verrouillage actif et une politique de sécurité automatisée sont non négociables.
Vous voulez sécuriser le provisionnement de votre infrastructure cloud ? Parlons de votre projet avec notre équipe technique.



